Le ministre de la Culture honore la gastronomie

Le 23 septembre, Frédéric Mitterrand célèbre rue de Valois la première édition de la Fête de la gastronomie.

A cette occasion, il a décoré dans l’ordre des Arts et Lettres Carole Bouquet, Anne-Claude Leflaive et à Yannick Delpech, et Frédérick e. Grasser Hermé.

Dans son discours, le ministre évoque : « Le patrimoine culinaire, ce condensé de civilisation, mon ministère tient tout particulièrement à le défendre et à le mettre en valeur. La gastronomie, lie à la fois les métiers et les générations, la terre avec les arts ; elle est porteuse d’un sentiment d’appartenance, parce qu’elle joue un rôle essentiel dans toutes les formes de liens sociaux, qu’elle touche à la famille et à l’amitié, selon des valeurs de convivialité et de partage. Les arts culinaires relèvent pour les Français d’un attachement à une identité collective.

C’est dans cette perspective que mon ministère a porté l’inscription du repas gastronomique des Français au patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO, en lien avec le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, le ministère des Affaires Etrangères, le ministère de l’Education Nationale, et avec le concours de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires

C’est ainsi que j’ai voulu qu’un chargé de mission rejoigne le ministère de la Culture et de la Communication pour suivre spécifiquement les questions liées à la gastronomie. C’est également pour cela que je suis avec intérêt le projet de Cité de la gastronomie porté par Jean-Robert Pitte … »


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En juin 2011, Frédéric Mitterrand avait déjà eu l’occasion de montrer son intérêt pour le patrimoine culturel culinaire en faisant Jean-Robert Pitte, chevalier des Arts et des Lettres pour son action en faveur de la reconnaissance du « repas gastronomique des Français » à l’UNESCO :

« …l’inscription, en 2010, du repas gastronomique français au patrimoine immatériel mondial de l’Unesco, traduction de la place prépondérante de l’héritage culinaire dans notre rayonnement international. Tradition multiséculaire et savoir-faire, célébration partagée du goût et convivialité sont les éléments qui ont convaincu l’Unesco de la pertinence de cette candidature. Vous avez mené avec constance et détermination ce combat pour la gastronomie française, à la tête de la Présidence de la mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA)… Plus qu’un
oripeau désuet, plus qu’un héritage poussiéreux, le repas gastronomique est en effet le fruit d’une alchimie subtile entre des éléments aussi variés que le paysage, le patrimoine bâti, le rythme des saisons, la langue et ses expressions, la fabrique d’ustensiles et d’objets. …. Il est, à l’heure de l’uniformisation du goût et de la standardisation des produits et des modes de consommation, l’une des cartes maîtresses permettant à notre pays de porter l’exigence de la diversité culturelle en Europe et dans le monde. Car c’est autour d’une table que vous vous proposez d’aller à la rencontre des autres, des cultures, des goûts. C’est d’ailleurs aussi l’idée que vous entendez promouvoir avec la création d’une Cité de la gastronomie, à laquelle, vous le savez, j’accorde une attention toute particulière et j’apporte mon soutien. Ce lieu de culture et de découvertes, qui serait aussi un centre de ressources et un pôle de développement économique et touristique rendrait pleinement hommage à l’adage bien connu de Claude Lévi-Strauss selon lequel « il ne suffit pas qu’un aliment soit bon à manger, encore faut-il qu’il soit bon à penser ».

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